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  • : CQC+ est le blogue de Daniel Racine, animateur de CINÉFIX (tous les jeudi 18h sur les ondes de CIBL 101,5 FM). Critiques, éditoriaux et plus, concernant le 7e art d'ici et d'ailleurs.
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  • Daniel Racine
  • Critique, conférencier et animateur d'ateliers de cinéma depuis plus de 13 ans, je me passionne pour le cinéma québécois et étranger. J'anime aussi CINÉFIX à CIBL 101,5 FM, le jeudi à 18h.
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Mercredi 17 mars 3 17 /03 /Mars 15:21

À chaque année, des mises en nominations à la soirée des films primés, les Jutra déclenchent les passions sur leurs choix, leurs gagnants et même sur la raison d'être d'une telle cérémonie.

Pour justement élaborer davantage sur les différents aspects de cette soirée qui se tiendra prochainement, Kevin Laforest de l'hebdomadaire Voir a eu la bonne idée de démarrer un échange avec ces mots "D'ici la prochaine Soirée des Jutra, qui aura lieu le 28 mars, une série de billets s'intéressant à différents aspects de la remise de prix du cinéma québécois sera publiée ici et sur d'autres blogues et sites spécialisés. Une discussion virtuelle entre critiques, si vous voulez."

La 1ere partie se trouve sur le blogue de Kevin Laforest, il y a eu ensuite la 2e partie sur le blogue de Martin Gignac, et juste avant de se retrouver ici la 3e partie de la discussion a eu lieu sur le blogue de Charles-Henri Ramond.

Voici maintenant la 4e question, que j'ai posé et les réponses des relayeurs précédents et celles aussi d'Helen Faradji et Karl Filion:

Pour faire suite à notre discussion, un moyen de satisfaire tout le monde serait peut-être de créer de nouvelles catégories. Je pense en autres aux César qui soulignent les nouveaux talents avec les catégories "meilleur espoir masculin" (afin de ne pas oublier les Antoine Lécuyer), "meilleur espoir féminin" et "meilleur premier film" (afin de souligner les Tout est parfait). Pensez-vous qu'il s'agit d'une solution valable et qu'elle(s) catégorie(s) seriez-vous prêts à ajouter aux Jutra?



Voici là une des suggestions les plus constructives que j'aie entendues jusqu'à maintenant. Les prix "meilleur espoir" seraient très utiles au Québec, les films sur l'enfance, l'adolescence et/ou la famille étant nombreux chaque année. Et une catégorie "meilleur premier film" permettrait de donner de la visibilité à certaines productions plus marginales. Cette année par exemple, on aurait pu reconnaître Demain de Maxime Giroux et Nuages sur la ville de Simon Galiero, en plus d'y inclure les inévitables J'ai tué ma mère et Le jour avant le lendemain.


Kevin Laforest - Voir



Je suis moi aussi très enthousiasmée par cette idée, surtout par celle du meilleur premier film. Les acteurs/rices me semblent moins malmenés dans la grande course aux récompenses que les films. Je me trompe peut-être mais j'ai le sentiment que la roue tourne plus souvent pour eux.

Ceci étant dit, un prix du meilleur premier film serait plus que bienvenu: non seulement pour encourager les nouveaux talents, leur reconnaître d'emblée une place parmi leurs pairs (surtout à l'heure où on nous rabache les oreilles avec la supposée Nouvelle Vague québécoise, mais que celle-ci n'existe finalement qu'hors des frontières québécoises), bref, les faire exister. Encore faudrait-il par contre que le processus de désignation des finalistes leur permette là aussi de se faire une place. Éternel problème...

Helen Faradji - revue24images.com



J’aurais bien voulu m’opposer férocement à vos opinions (par principe), mais franchement, j’en suis incapable!

 
Vraiment une excellente suggestion, même si je crois qu’une catégorie meilleur espoir mixte serait souhaitable (vu qu’il n’y a quand même pas 20 candidats sérieux par année). Meilleur premier film, c’est une idée extraordinaire, je me demande pourquoi ce n’est pas encore fait! Voilà qui permettrait de souligner les efforts des nouveaux réalisateurs sans empiéter sur les vétérans, dont les films sont de plus en plus souvent négligés face au « film à la mode ».

 

Est-ce qu’il y a encore le prix du film québécois s’étant le plus illustré à l’étranger? C’était un prix intéressant, même si on a toujours le même problème : succès populaire ou succès critique...


Karl Filion - Cinoche.com


C'est sûr Daniel que l'on pourrait rajouter ces trois catégories, comme cela se fait en France. Cela permettrait effectivement de rallonger la cérémonie de 30 minutes, de faire plaisir à plus de monde et les "jeunes" auraient leurs propres prix. Mais je ne pense pas que les jeunes aient été si oubliés que cela dans les Jutra. Lafleur, Bélanger, Villeneuve, Turpin, Trogi, Vallée, Falardeau. Ils ont eu droit aux honneurs alors qu'ils étaient à leur premier ou deuxième film... En fait ce que j'ai peur c'est qu'en multipliant les catégories, on multiplie un peu les exclusions... tout en essayant de faire l'inverse. Pourquoi pas meilleur premier scénario ou meilleur film indépendant ? 

En plus, je ne suis pas sûr de la définition du mot espoir (est-on espoir si on a 40 ans alors que c'est notre premier film ?).

Bref, pour l'ajout de nouvelles catégories, je reste assez dubitatif sur l'effet réel que cela pourrait avoir. Je ne crois pas que le problème de pertinence de ces cérémonies viennent du manque de catégories, mais bien d'un manque de courage et d'ouverture d'esprit de la part des votants (qui sont avant tout des spectateurs et donc qui aiment ou détestent ce que les spectateurs aiment ou détestent). La facilité aura toujours une fâcheuse tendance à prendre le pas sur l'audace. 

En résumé : je suis plus en faveur d'une inclusion de tous les âges dans une seule et même compétition (partant du principe que j'accepte l'idée de compétition, ce qui n'est pas si sûr). 

Charles-Henri Ramond - Films du Québec


Il s'agit d'une question intéressante, qui agit comme une rose séduisante. C'est normal de vouloir récompenser le plus de monde possible, surtout les personnes qui sont souvent dans l'ombre, dont les films sortent sur moins d'écrans que les gros titres à succès. En revanche, je pense que les épines apparaîtront rapidement et que ça ne ferait que diluer les Jutra. Si on sépare les premiers films et les espoirs du reste, cela ne peut que créer une distinction, ce qui n'est pas profitable à l'art. Les gens en général veulent savoir ce qu'est « le meilleur film de l'année», pas le meilleur film et le meilleur premier film. Une confusion inutile, comme si tous les titres devraient être récompensés. À force de faire plaisir à tous, on ne fait plaisir à personne. Et établir une nouvelle catégorie pour les premières oeuvres qui sont souvent autant sinon plus intéressantes que des longs métrages de cinéastes réputés, c'est un peu péjoratif. Cela empêche une reconnaissance pleine et entière d'une oeuvre.
 
Encore là, créer de nouvelles catégories ne ferait que déplacer le problème. On parle du manque de choix, du manque d'audace des gens qui votent, mais il faudrait également aborder la vraie vocation des Jutra, qui est prisonnier entre son désir d'être légitime (donc de valoriser des titres sérieux) et sa peur de passer pour des snobs en ignorant les titres populaires. Pour paraphraser Coluche, je dirais que le cinéma québécois vit de ses comédies et récompense ses drames.
 
Martin Gignac - Requiem pour un film



La discussion se poursuivra bientôt. J'ajouterai les liens pour que vous puissiez suivre le reste de nos échanges.

Par Daniel Racine - Publié dans : Éditoriaux - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 4 février 4 04 /02 /Fév 14:24

Mis à part de savoureuses intros gastronomiques ou d'intenses préambules à références sportives, c'est pas mal de cinéma qu'il est question. Pour l'émission du 4 février 2010, nous recevons Olivier Lefébure de Mediafilm pour nous renseigner et incitez à nous rendre à leur 3e Ciné-Bazar samedi le 6 février de 9h à 16h à l'Église St-Stanislas-de Kostka (4816 rue Garnier angle St-Joseph). Nous en profiterons pour en savoir davantage sur Mediafilm et de son projet CinÉcole.

Mon vidéo tourné lors de la 2e édition

L'Academy of Motion Pictures Arts and Science (il s'agit bien de ceux qui remettent les Oscar, pas ceux qui découvrent de nouveaux univers...encore là...) a osé nommer 10 films plutôt que 5 dans la catégorie Best picture. Ils devront en payer le prix dans notre session de défoulement envers la liste des nommés de cette année.

Deux films très attendus prennent l'affiche cette semaine et, si tout va bien, ils devraient vraiment être louangés par Claudia Hébert, Patricia Bergeron, Olivier Lamothe et moi: le palmé d'or à Cannes en 2009, Le ruban blanc de Michael Haneke; et l'intense vengeance du premier long-métrage de Podz, Les sept jours du Talion.

Et des suggestions DVD, des dates à mettre en rouge dans votre agenda et de la musique à vous faire lever le pied (et danser!).

Tout ça dans la bonne humeur contagieuse de l'équipe de CINÉFIX, à 18h sur les ondes de
CIBL 101 5FM ou tout de suite après en baladodiffusion. Merci de nous suivre !

Par Daniel Racine - Publié dans : CINÉFIX - Communauté : Blogueurs du Québec
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Jeudi 28 janvier 4 28 /01 /Jan 17:30
http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1047/1047785-gf.jpg

Un beau début de tempête de neige nous permettra de glisser dans une autre émission de CINÉFIX. Nous recevons l'auteur/professeur de cinéma à la retraite/collectionneur Pierre Pageau pour son fascinant livre L'histoire des salles de cinéma au Québec 1896-2008 (publié par Les éditions GID). Nous jaserons de ce patrimoine qui a malheureusement disparus ou dont les vestiges se font rares.


Ensuite, nous rejoindrons Chantal Renaud co-coordonnatrice du FIFEQ (Le Festival International du Film Ethonographique du Québec) pour nous défricher la programmation et l'historique de ce rendez-vous qui mérite de se faire connaître.

Claudia Hébert, Olivier Lamothe et moi, nous irons de nos commentaires sur les films Le dernier pour la route, Lucky Luke et L'affaire Farewell.

De très belles suggestions DVD et beaucoup d'événements cinématographiques qui se tiendront dans la prochaine semaine.

Tout ça et tellement plus, sur une belle trame sonore, à 18h sur les ondes de CIBL 101 5FM et une heure plus tard disponible en balladodiffusion.

Merci de nous suivre !


Par Daniel Racine - Publié dans : CINÉFIX - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 26 janvier 2 26 /01 /Jan 16:20

Bonbon trop sucré

Vous l'avez tous déjà vu sur les tablettes, ce gros suçon multicolore tellement irrésistible qui attire immédiatement le regard. Et vous l'avez probablement tous acheté une seule fois pour vous rendre compte à quel point cette friandise affriolante ne méritait pas votre convoitise. C'est exactement le même cas avec le film Lucky Luke de James Huth.

Car dans ce film, en apparences, il y a tout pour plaire: un emballage respectant les dessins de Morris (jusqu'aux tissus des costumes), la présence de plusieurs personnages marquants de la série bédé (comme Calamity Jane, Billy the Kid, Jesse James et même Pat Poker) et un casting, ma foi, assez rassurant avec les Jean Dujardin, Sylvie Testud, Michael Youn, Melvil Poupaud et Daniel Prévost.

Mais comme un bonbon trop sucré, rapidement les couleurs trop criantes de ressemblances lassent et les acteurs, qui pourtant semblaient parfaits pour leur rôle, nous agacent et même nous énervent (particulièrement Dujardin qui semble reprendre Hubert Bonisseur de la Bath, aka OSS 117, mais habillé en cowboy). Étant un éternel optimiste qui laisse une change au coureur, j'ai terminé le film, pour me rendre compte que les meilleurs blagues se trouvent dans le générique de fin !? Le meilleur pour la fin...dommage !

 

Cote > 1 étoile et demi

 

Phrase pour la jaquette DVD

"...car dans ce film (...) il y a tout pour plaire..."

Daniel Racine CQC+ Le blogue du cinéma québécois et +

 

Par Daniel Racine - Publié dans : Critiques express - Communauté : Blogueurs du Québec
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Mardi 26 janvier 2 26 /01 /Jan 14:10

Copier/coller

La mode est à l'adaptation de bandes-dessinées, démontrant par le fait même que l'adulte moyen ne veut pas vieillir et/ou que le public cible ne prend pas une ride. Pas plus fou que les américains avec leurs comics, les producteurs français savent très bien qu'ils dorment sur une mine d'or d'albums dessinés (incluant ceux de leurs voisins belges) qui ne demandent qu'à être (vraiment?) transposés au grand écran.

Dans cet engouement nous arrive Largo Winch, un héros méconnu en Amérique mais qui a séduit des milliers de lecteurs européens, tant par les romans dont il était la vedette que des bédés qui s'en suivirent.

Après Anthony Zimmer, premier film honnête, Jérôme Salle glane à gauche et à droite des méthodes efficaces de d'autres oeuvres où l'adrénaline et le suspense sont les leitmotiv (les Bourne, Mission: impossible et les plus récents  James Bond) pour créer un tout, pas désagréable à regarder mais sans grande originalité. Un divertissement efficace sans substance qui ne laisse pas grand chose. Sinon un nouvel idole cinématographique qui se la joue dans les hautes sphères économiques, espérant lui aussi remporter gros sur sa mise.

Cote ­> 2 étoiles et demi

Phrase pour la jaquette DVD
"...un divertissement efficace..."
Daniel Racine CQC+ Le blogue du cinéma québécois et +

 

Par Daniel Racine - Publié dans : Critiques express - Communauté : Blogueurs du Québec
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