Meilleurs films de la décennie 2000-2009 (50/41)

Publié le par Daniel Racine

Bonne année 2010 à tous les lecteurs de CQC et auditeurs de CINÉFIX !

Pour bien entamer l'année, je vous présente la 1ere partie de ma liste des 50 meilleurs films de la dernière décennie. Tout comme ma collègue de CINÉFIX Patricia Bergeron qui a déjà terminé l'exercice sur son blogue, et de nombreux autres (j'aime particulièrement celle de Jozef Siroka de Cyberpresse), j'y vais de mes coups de coeur et d'esprit, des films qui m'ont marqué et surtout qui me suivront encore pour de longues années. Vous y trouverez des films de tous les genres et de partout, réalisés avec peu ou beaucoup de moyens, mais surtout de bonnes histoires qui sont de véritables objets cinématographiques et rien d'autres.

Aujourd'hui, de la 50e à la 41e position. Allez-y de vos commentaires et de vos choix !

50. STORYTELLING de Todd Solondz (2001), ÉTATS-UNIS
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Solondz est l'un des rares réalisateurs américains à vraiment fouiller et scruter les maux qui semblent ronger notre société occidentale. Sans pudeur, il confronte les sujets les plus difficiles et il démontre une grand maîtrise dans l'art de raconter une histoire...aussi sombre soit-elle.

49. THE TWO TOWERS de Peter Jackson (2002), ÉTATS-UNIS/NOUVELLE-ZÉLANDE

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La trilogie de la démesure, de l'inadaptable, du risque énorme que Peter Jackson a su relever. S'attaquer à l'oeuvre de Tolkien demandait un audace que trop peu aurait pu respecter et ça, le néo-zélandais l'a fait adroitement. Le 2e volet de cette histoire demeure à mes yeux le meilleur des trois magnifiques longs-métrages.

48. TEN d'Abbas Kiarostami (2002), IRAN

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Un des grands réalisateurs de la décennie précédente (1990-1999), Kiarostami a réussi a glissé ce tout petit film (pourtant si grand) dans ma liste. Pourquoi? Tant par sa forme que son propos, le cinéaste iranien expose clairement le combat quotidien des femmes de son pays sans jamais tomber dans la leçon de morale. Une saississante démonstration d'un des grands du 7e art mondial.

47. LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN de Jean-Pierre Jeunet (2001), FRANCE

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Un véritable vent de fraîcheur, le film de Jeunet a séduit partout dans le monde car il est inventif, créatif et rempli d'amour. L'amour de la vie, des petites riens du quotidien et surtout du cinéma comme objet de folie et d'imaginaire.

46. DIVINE INTERVENTION d'Elia Suleiman (2002), PALESTINE

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Tel un Buster Keaton en couleurs, Elia Suleiman n'ouvre jamais la bouche mais nous dit pourtant tant de choses. Chacun des plans de son "intervention" démontre l'absurdité de cette guerre sans issue, chacune de ses vignettes "divines" témoigne du drame quotidien des Palestiniens avec un humour plus grand que la haine.

45. LAST DAYS de Gus Van Sant (2005), ÉTATS-UNIS
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La dernière décennie aura eu son (gros) lot de biopics, films à numéros qui finissent toujours pas se ressembler. Si plusieurs ont été séduit par l'originalité du film I'M NOT THERE de Todd Haynes inspiré de la vie de Bob Dylan, pour ma part c'est plutôt la libre interprétation des derniers jours de la vie de Kurt Cobain selon Gus Van Sant qui m'a bouleversé, secoué et même hanté.

44. LET THE RIGHT ONE IN de Tomas Alfredson (2008), SUÈDE

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Il y a des films qui nous supprenent  totalement et dont la découverte semble être le plus beau des joyaux. LTROI est l'un d'eux. Avant d'être un film "de vampires", il s'agit d'un drame sur la solitude, la peur d'être différent, l'envie de rester un enfant mais aussi, et surtout, sur la perte de l'innocence et du passage vers l'âge adulte.

43. TULPAN de Sergei Dvortsevoy (2008), KAZAKHSTAN

http://www.cinecritic.biz/es/images/stories/afiches-estrenos/afiches-marzo09/tulpan.jpg

TULPAN, c'est une grande respiration cinématographique, un immense rayon de lumière, un oasis d'humanité en plein désert. Plus proche de la vie que de la fiction, Dvortsesoy nous rassure sur la nature humaine en nous racontant cette histoire toute simple et pourtant si riche en émotions diverses.
 
42. THE MOTORCYCLES DIARIES de Walter Salles (2004), ARGENTINE

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Le meilleur road-movie de la décennie c'est fait en motocyclette dans cette invitante adaptation de Walter Salles. Avant qu'il ne devienne le "Che", Ernesto Guevara de la Serna avait traversé l'Amérique du Sud avec son ami Alberto. Rarement un film avait réussi à me donner le goût de partir en voyage dès l'apparition du générique. Une aventure vivifiante qui donne un élan d'inspiration.

41. NO COUNTRY FOR OLD MEN des frères Coen (2007), ÉTATS-UNIS

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Sans l'ombre d'un doute, NCFOM deviendra un classique du répertoire américain. Il y a quelque chose de mystique dans cette chasse à l'homme où un simple "pile ou face" peut vous coûter la vie. Ethan et Joel Coen excellent, tant dans la réalisation formelle que dans l'adaptation toujours risqué d'un auteur vénéré (dans ce cas-ci, l'incontournable Cormac McCarthy). Et Javier Bardem y crée un des plus épeurant personnages du 7e art. 


Je poursuis l'exercice où se côtoie les omissions et les oublis, les évidences et les confirmations. De la 40e à la 31e position très bientôt sur vos écrans.

Publié dans Listes

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