Meilleurs films de la décennie 2000-2009 (40/31)

Publié le par Daniel Racine

Aujourd'hui, je poursuis ma liste de mes meilleurs films de la dernière décennie, de la 40e à la 31e position. Exercice qui se situe entre l'euphorie et la souffrance, de l'abandon à l'insomnie totale.

(pour les positions 50 à 41 c'est ici)

40. OLDBOY de Chan-wook Park (2003) CORÉE DU SUD
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J'avoue avoir hésité entre tous les films qui composent cette trilogie sur la vengeance de Chan-wook Park tellement le tout est solide ensemble ou séparément. Peu importe, il est désormais un des réalisateurs coréens les plus convaincants de sa génération, conjuguant adroitement le cinéma de genre et une poésie visuelle d'une beauté éblouissante.

39. QUAND J'ÉTAIS CHANTEUR de Xavier Giannoli (2006) FRANCE
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Chaque critique à un point faible, c'est-à-dire un genre de film un peu ringard qu'il apprécie quasiment en cachette. Dans mon cas, et je l'assume pleinement, je suis un fan fini des histoires d'amour impossibles, voir tragiques. C'est pour ça que le film de Xavier Giannoli se retrouve dans ce palmarès. Qui pourrait croire à un idylle entre Gérard Depardieu (incroyablement touchant dans son meilleur rôle de la décennie) et Cécile De France ? Et pourtant...


38. KILL BILL VOL. 1 de Quentin Tarantino (2003) ÉTATS-UNIS
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J'ai adoré le révisionnisme historique récent de Tarantino mais à mes yeux, c'est dans ce premier volet de la vengeance (encore!) du personnage "The Bride" de l'incroyable Uma Thurman que Quentin se surpasse. Un amalgame parfait d'images et de musique, de violence et d'humour. Tellement de scènes d'anthologie pour un seul film, de quoi rendre jaloux bien d'autres réalisateurs.

37. HOMMES À LOUER de Rodrigue Jean (2008) QUÉBEC
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Un auteur, un vrai ! Rodrigue Jean persiste et signe le documentaire québécois le plus puissant de la décennie. Un film d'écoute et de respect qui donne la parole à des jeunes qui ne cachent pas leurs blessures. Une démarche cinématographique audacieuse par son minimalisme et un réalisateur qui s'impose désormais comme l'une de nos voix les plus fortes.

36. LA DONATION de Bernard Émond (2009) QUÉBEC
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Beaucoup ont préféré LA NEUVAINE, mais je continue de croire (!) que c'est dans LA DONATION que Bernard Émond pousse sa démarche vers son absolu. Quelque part entre Bergman et Kieslowski, Émond trouve la beauté et la grandeur d'âme au fond des forêts de l'Abitibi.

35. L'ENFANT des frères Dardenne (2005) BELGIQUE
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Toujours aussi percuttant et direct, les frères belges n'ont pas volé leur 2e Palme d'Or à Cannes. Pour eux la vie est une course contre la mort, où les personnages sont dictés par leur instinct de survie. Ils ont un style unique et sans faille, une démarche admirable qui les place au sommet des cinéastes de la planète. 

34. LA PIANISTE de Michael Haneke (2001) FRANCE/AUTRICHE
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Aussi bien le dire tout de suite, j'adore Haneke et 3 de ses films se sont classés dans mon top 50. LA PIANISTE est le premier, probablement le plus froid et le plus proche d'une histoire d'amour dont on peut espérer du réalisateur d'origine autrichienne. Isabelle Huppert offre une performance grandiose, sans filet et pleine de désespoir. Un tour-de-force psychologique dont on ne sort pas indemne.

33. TAXIDERMIA de György Palfi (2006) HONGRIE
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Le film ovni de ma liste et un pur délice visuel du fascinant réalisateur hongrois György Palfi. Film sur la folie humaine et l'animalité en nous, TAXIDERMIA mélange les sensations chez le spectateur qui passe du dégoût à l'admiration, de la lassitude à l'excitation. Un long-métrage dérangeant et jouissif mais surtout inoubliable.

32. DOGVILLE de Lars Von Trier (2003) DANEMARK
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Manipulateur ? Misogyne? Fou ? Dépressif ? Bourreau ? Le réalisateur danois a marqué d'un fer rouge cette décennie avec chacun de ses films et à chacune de ses présences au Festival de Cannes. DOGVILLE demeure son film le plus audacieux et le plus réussi. Un décor dessiné à la craie, Kidman qui surpasse nos attentes et un regard acerbe sur les États-Unis d'un homme qui n'y a jamais mis les pieds.

31. THE RETURN de Andrei Zvyagintsev (2003) RUSSIE
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J'ai vraiment une très grande affection pour le cinéma russe, surtout lorsqu'il me surprend par son intensité et qu'il entre dans les méandres de personnages blessés par la rudesse de la vie. Et les relations père-fils sont toujours propices à nous offrir des moments déchirants et axés sur les non-dits. Zvyagintsev s'impose avec un 1er film puissant épaulé par de jeunes acteurs admirables.


Je poursuis mes révisions et mes fouilles pour mettre en ligne le plus rapidement possible mes 30 meilleurs films depuis le 1er janvier 2000.

(les positions 30 à 21 ici)

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