Une tempête de choix

Publié le par Daniel Racine

Encore une fois, les Rendez-Vous du Cinéma Québécois nous promettent 10 journées bien (trop ?) remplies. Ce matin avait lieu la conférence de presse de la 27e édition de cette rétrospective annuelle du cinéma d'ici avec Suzanne Clément, la porte-parole "en feu" qui fera fondre les bancs de neige aux abords de la Cinémathèque Québécoise.


Parmi l'abondance de films et d'activités proposés, comment choisir ? Selon moi, pour être pleinement satisfait, il faut goûter à tout : quelques longs métrages, beaucoup de courts, un documentaire par jour pour maintenir le rythme, si possible tous les  5 @ 7, une leçon de cinéma ou deux, au minimum une fête et, très important, garder une place pour un peu de hasard.  Faites vos sélections, toute la programmation est déjà sur le site des RVCQ

Allons-y de quelques suggestions. Commençons par les longs. Si vous les avez manqué, dernière chance de voir sur grand écran C'est pas moi je le jure de Philippe Falardeau et Ce qu'il faut pour vivre de Benoit Pilon. En primeur, le 4e film (déjà !) de Denis Côté judicieusement intitulé Carcasses et profitez-en pour revoir Elle veut le chaos. Avez-vous vu Derrière-moi de Rafaël Ouellet ou/et Demain de Maxime Giroux ? Vite ! Turbid de George Fok m'intrigue et lisez la prémisse de Bobby, de Ian Lauzon et François Blouin, sans vouloir courir immédiatement vous achetez un billet.

Côté courts, Guy Édoin signe présent avec La battue; Danny Gilmore nous offre son Un petit goût de sel; je tiens à découvrir La cloison de Maxime-Claude L'Écuyer avec Laurent Lucas; pour les autres, je laisse le hasard prendre les décisions. Ah oui, je vous conseille Pick-up à Rouyn réalisé en une fin de semaine par des étudiants de l'UQAT sous la gouverne du cinéaste Frédéric Pelletier et du professeur Martin Legault.

Les documentaires, toujours des sujets brûlants malgré l'hiver. Bon, je le sais, c'est impardonnable mais je n'ai toujours pas vu La mémoire des anges de Luc Bourdon. Pareil pour le très actuel RIP: a remix manifesto de Brett Gaylor. Et aussi La bataille de Rabaska du sympathique duo Martin Duckworth et Magnus Isacsson. Tout nouveau tout chaud, il y a Ex machina en russie, l'inaccessible étoile de Jocelyn Langlois. Et je m'en voudrais de ne pas être dans la salle où sera projeté Jeannot le fou de Francis Pinard et Benoit Thomassin.

 

Entre 17h et 19h, les 5 @ 7 SAQ sont de retour, plus pertinents que jamais. Vous me verrez à ceux De l'écrit à l'écran (avec Guillaume Vigneault, Patrick Sénécal et autres), La nouvelle vague québécoise (avec Stéphane LafleurSimon Lavoie et autres), et Festivals au bord de la crise de nerfs (avec Philippe Gajan, Marc-André Lussier et autres).

Et finalement, les leçons de cinéma. J'écouterai très attentivement la classe de maître de Bernard Émond concernant l'écriture de scénarios. Et réservez-moi une place pour la conférence Audio-Vision de Michel Chion.

Ouf ! Et il reste les expositions, les fêtes et  les soirées. Bref, tout pour oublier le froid intense des dernières semaines. Collons-nous dans les salles !

 

 

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